dimanche 21 octobre 2007

Sans commmmentaire ...


28,8% des Suisses qui étaient appelés à voter depuis jeudi ont choisit de porter leurs suffrages sur l’Union Démocratique du Centre, un parti qui n’a de démocratique que le nom et dont la place se situe nettement plus à droite que le centre. Pour preuve, leur affiche électorale, qui a été depuis reprise sans modification par un parti néo-nazi allemand.

Sans commentaire.

Ping-Pong Rugby

Entre la Belgique et mon déplacement en Israël, on ne peut pas dire que j’ai été particulièrement attentif (visuellement) à cette coupe du monde de rugby, c’est pourquoi, quand des collègues du labo m’ont proposé d’aller voir la finale dans un bar, j’ai sauté sur l’occasion, revêtu mon beau polo de rugby (… du BDE) et les ai rejoints en bravant le froid qui commence à arriver (forcément, il fait tellement clair et beau dans la journée qu’aucun nuage n’est là pour assurer l’effet de serre pendant la nuit) dans un bar dans le centre de Leuven.

Entouré de deux Australiens (dont une d’origine chinoise), d’une espagnole, et de quelques belges, je me retrouve pour la première fois de ma vie à être le spécialiste de rugby du groupe, d'autant que le commentaire est en néerlandais. Il me faut alors concentrer mes connaissances heureusement rafraichies récemment par Jérôme et quelques souvenirs radio de Pierre Albaladejo pour leur faire un petit topo en anglais de toutes les règles importantes avant que ne commence la finale tant attendue. Autour de l’écran, le consensus se fait assez rapidement, il faut encourager les Springboks, les Anglais ne peuvent ni ne doivent gagner.

Le coup d’envoi est donné par un arbitre tout bleu mais néanmoins Irlandais et voilà que débute une partie de ping-pong. De grandes chandelles sans intérêt traversent le terrain vers la droite, puis vers la gauche, entrecoupées de temps en temps par quelques regroupements assez violents. J’essaye d’expliquer au groupe que les deux équipes ne sont pas véritablement connues pour développer un jeu ouvert et que la tension de la finale les pousse à ne pas se livrer mais c’est quand même diablement chi*nt. A la question « est ce que c’est toujours ça le rugby ? », j’arrive à répondre que non, que parfois le jeu est construit vers l’extérieur des lignes plutôt que de toujours jouer au plus près ou au pied. Par contre, je me pose (et vous pose) la question « est ce que c’était vraiment du rugby ? ». En tout cas, personne n’est véritablement enthousiasmé, si ce n’est par le score puisque jamais les anglais font surface.

Une percée chanceuse des Boks en première mi temps, une jolie passe anglaise qui se conclue par un essai refusé en seconde mi-temps, pas grand-chose et en particulier pas le moindre essai à se mettre sous l’œil. Heureusement qu’il y a de la bière dans le bar sinon je pense que j’aurais fini de regarder le match tout seul ! Pour ma part, je continue la découverte des bières aromatisées. Après la cerise (Kriek), je goûte à la framboise qui malgré une bonne odeur est assez dégueulasse et enfin la Pêcheresse, aromatisée à la pêche qui est délicieuse. Le match se termine, le score - à défaut du match - est satisfaisant, on a juste le temps de voir la plus belle image du match, celle du type gravant à la hâte sur la coupe Webb Ellis « South Africa 2007 » que la télé est éteinte et que la musique reprend possession du bar.

Une fin de coupe du monde de rugby au goût amer, à plusieurs titres …

samedi 20 octobre 2007

Mission Repérage Express Ferrero Rochers

En dehors du labo, la mission qui m’était impartie cette semaine était de partir en repérage de notre nouvel appartement bruxellois avant que ma cousine Tali ne prépare son déménagement. Le rendez-vous était donc pris pour ce vendredi avec le futur ex-ambassadeur qui m’a très gentiment reçu et m’a fait visiter notre future demeure. L’immeuble se trouve dans la plus belle avenue de Bruxelles, juste à l’orée d’un grand parc. Pas de problème pour rentrer, le type chargé de la sécurité de l’immeuble ne me pose aucune question et m’indique même l’étage où je dois me rendre.

La première impression que j’ai pu en avoir en rentrant, c’est « wahoo ! ». D’accord, je savais que ça serait grand, mais j’avais du mal à me représenter ce que signifiait exactement « grand ». La partie "réception" de l’appartement est immense et superbe : un "double-salon-double-salle-à-manger" avec balcon, cheminée et vitrines. L’autre partie de l’appartement est tout aussi grande, mais comme l’appartement est en fait la réunion de deux appartements, il y a beaucoup de pièces qu’il faudra organiser mais qui devraient nous permettre de vivre tout à fait convenablement … ;o)

A suivre dans moins d’un mois maintenant …

Brothers & Sisters

Avant que TF1, qui vient de faire l’acquisition des droits de diffusion, ne massacre cette série en présentant une version dramatiquement doublée en français et en diffusant éventuellement les épisodes dans le désordre pour des raisons d’audience, je voudrais vous présenter mon coup de cœur "série" du moment, la série qui m’accompagne depuis que je suis en Belgique, quand j’ai le temps et que je ne suis pas en train de rédiger un message pour mon blog : Brothers & Sisters.

Cette série est diffusée originellement sur ABC le dimanche soir depuis l’année dernière, ce qui en fait la "petite sœur" de la célèbre et sublime Desperate Housewives qui passe juste avant sur la même chaîne. Comme Desperate, cette série s’appuie sur une distribution chorale, la famille Walker, qui au début de la première saison vit la difficile épreuve de la mort du père. Bien que les personnages soit un peu caricaturaux au premier abord, ils prennent de l’ampleur au fur et à mesure des épisodes et de nombreux sujet sont traités, tels que la guerre en Irak, la politique, la fidélité, l’homosexualité et surtout les rapports familiaux.

Dans cette famille américaine, le personnage central de la mère, Nora, est interprété par Sally Fields, l’actrice aux deux oscars, qu’on a vu plus récemment dans le rôle de la mère (à nouveau) d’Abby dans Urgences. Nora est la mère de 5 enfants déjà adultes. Parmi eux, Kitty, interprétée par Calista Flockhart (Ally McBeal), qui est la seule Républicaine dans cette famille de Démocrates, est une journaliste politique à la télévision. Ses relations avec le reste de la famille, particulièrement avec sa mère, ont toujours été plus difficiles mais l’épreuve qu’ils traversent la conduit à quitter New York pour aller les rejoindre à Los Angeles. Sarah, la sœur ainée est la plus responsable de tous et c’est d’ailleurs elle qui doit prendre la suite du père à la direction de l’entreprise familiale avec toutes les difficultés qu’ils découvrent au fil des épisodes. Du coté des garçons, Thomas est le plus âgé et aussi le plus dur ; Kevin est l’avocat et l’homosexuel de la famille, son petit ami est d’ailleurs l’acteur qui possède à son "tableau de chasse" les acteurs de séries TR Knight (George de Grey’s Anatomy) et Wentworth Miller (Michael de Prison Break) mais là, on s’écarte du sujet ; et enfin Justin, le petit dernier, longtemps considéré comme le bébé de la famille, qui a voulu s’émanciper de la famille à la suite des attentats du 9/11 en s’engageant dans l’armée et en servant en Afghanistan, avec les conséquences psychologiques qui en découlent, surtout lorsqu’il se voit rappelé pour servir en Irak. Ajoutés à ce noyau familial, les "pièces rapportées", le frère de Nora, la double vie du père qui refait surface, des "guest actors" comme Rob Lowe, autant de possibilité de nouer des intrigues et d’aborder sérieusement; légèrement ou tendrement des thèmes différents à chaque épisode.

Allez, je vous laisse, je vais regarder un de ces épisodes !..

jeudi 18 octobre 2007

Pendant la grève ...

… y en a qui continuent de bosser ! Même si ce matin, plus encore que les autres matins, je me suis une nouvelle fois demandé si tout le monde avait décidé de faire grève, ne voyant personne arriver dans mon bureau avant 10 heures.

Du coté du boulot, après un intermède de trois jours de manips la semaine dernière, pendant lequel j’ai pu faire de (jolies) images de bactéries fluorescentes essayant de s’attaquer à de gigantesques nanocristaux micrométriques (tiens, ça me rappelle vaguement quelque chose …), j’achève une grosse phase d’étude bibliographique qui se solde par une lecture quasi-extensive des publications du Professeur Taekjip Ha de l’Université de l’Illinois. Ce professeur, hautement prolixe, rédige d’une part des articles incroyables, au sens où ses manips sont extraordinaires, bien conçues, très détaillées et les articles sont brillants, et d’autre part des articles incroyables au sens où quiconque qui s’essaye à reproduire les expériences qu’il décrit se rend compte que les résultats ne sont pas ceux annoncés.

Depuis que je suis arrivé ici, c'est-à-dire il y a un mois, je pense avoir lu plus de publications que pendant que je rédigeais ma thèse (et là, j’espère que Rachel est trop occupée à rédiger son HDR pour avoir le temps de me lire … d’autant que j’exagère peut être un peu … ou pas …). La principale victime de cette activité quasi-frénétique est mon premier stabilo jaune belge qui après 200 m de bons et loyaux services, vient de m’abandonner, mort d’épuisement ; la pile des pochettes cartonnées, qui me servent à archiver, trier et ranger ces publications annotées et hiérarchisées, étant sur le point de le rejoindre dans cette désertion forcée.

Cependant, ils devaient tout de même trouver que j'avais l'air de m'ennuyer au labo, car en plus des trois projets dont j'ai a m'occuper, je viens d'avoir l'honneur d'être implicitement nomme "secrétaire standardiste" du bureau puisque quand le téléphone sonne (heureusement pas souvent), tout le monde se regarde mais personne ne se bouge pour aller décrocher ... J'ai donc le plaisir de m'y coller « Hello, Jean-Alexis speaking ! » puisque ça m'énerve toujours ces téléphones qui sonnent, et que je suis en manque de téléphone à cause de ces conn*rds d'Orange (vivement le 20 octobre et le début de mon nouveau forfait !). En même temps, j'ai quand même reçu une formation d’excellence en la matière à l’ENS de Cachan que je compte bien valoriser ici afin d’obtenir une mention de secrétariat polyglotte. Par contre, il va falloir que je prévoie une liste des noms des gens du labo puisque je ne connais pour le moment (au mieux) que leurs prénoms, ce qui manque un peu de professionnalisme !..

En attendant, comme toujours, la science avance !..