samedi 31 mai 2008

Hag Samaech le Israel !

Je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises sur ce blog, cette année, l’Etat d’Israël célèbre ses soixante ans. Et si les animations se sont échelonnées tout au long de l’année, le « pic événementiel » s’est déroulé pendant tout le mois de mai, avec beaucoup de réceptions et de festivités diverses dans tous les coins de la Belgique dont de nombreuses auxquelles j’ai eu la chance d’accompagner Tali (*).

Point d’orgue diplomatique et politique de ces festivités, le grand cocktail organisé le 8 par les deux ambassades dans les Salons du Sheraton à Bruxelles, en présence de tout le corps diplomatique en Belgique, de nombreux représentants de la communauté (je commence à (re-)connaître beaucoup de monde, de tout le personnel de l’ambassade et d’un impressionnant dispositif de sécurité (que je n’ai eu aucune difficulté à franchir puisque Marlène, l’assistante de Tali est venue me chercher comme VIP !). Des cocktails et autres petits fours traditionnels israëliens, un concert du groupe de musique du monde d’Eyal Sela, quelques pas de danses et de nombreuses photos : la recette d’une soirée réussie.

Autre journée importante, celle du 12 mai avec les 12 heures pour Israël au Palais des Expositions du Heysel, avec de nombreux stands et animations dans la journée qui se conclue par un superbe concert de l’extraordinaire guitariste David Broza et un somptueux feu d’artifice tiré de l’Atomium (et, aux dire de Jean-Machin, beaucoup plus beau que celui de la fête nationale belge).

Sans oublier deux réceptions à Anvers (une cérémonie du souvenir des soldats et un concert de N8N organisé par la Wizo), deux voyages à Luxembourg (pour un festival de cinéma et un excellent concert de Eyal Sela, dans ses œuvres et non plus sur un programme plus imposé et plus traditionnel comme à la réception officielle) et le vernissage d’une superbe (je ne trouve plus de synonymes enthousiastes) exposition de sculptures métalliques de Gerstein dans une belle galerie d’art des Sablons.

Quelques évènements aussi complètement surréalistes (normal, c’est en Belgique !) comme la célébration de la Communauté des Chrétiens Amis d’Israel de la très belle (…) ville de Charleroi et son spectacle de chants, de danses, de prêches et d’amour de près de trois heures en l’honneur des soixante ans, la première fois que j’entendais une salle entière conclure chacune des phrases d’un discours de Tali d’un « amen » venant « du plus profond de leur cœur ».

(*) d’où un relatif abandon de ce blog pour cause de suractivité festive (et accessoirement de concours de recrutement de MdC bidonné)

mercredi 30 avril 2008

Discrétion assurée …

Ce mardi, Tali était l’invitée du gouverneur du Vlams Brabant à Leuven. Or le mardi, pour moi, c’est synonyme de cheval d’où l’idée d’inviter Tali à me rejoindre après son rendez-vous pour faire la connaissance d’Oriane, ma petite jument qui commence de plus en plus à faire du bon travail. Evidement, comme c’est un déplacement « officiel », du moins dans la première partie, il faut un minimum d’organisation. Dans la semaine, je fais donc parvenir en deux exemplaires un plan d’accès des lieux, un pour Jean-Machin, notre chauffeur et l’autre pour la désormais fameuse « sûreté de l’Etat ».

Mardi après midi, peu de temps avant de me mettre en route pour aller « au cheval », je reçois au labo un coup de fil d’un des agents de sécurité pour me dire qu’ils ne parviennent pas à trouver l’endroit où est attendue Madame l’Ambassadeur … Et pourtant, ils ont bien eu mon plan, ils l’ont bien suivi, ils sont bien allés jusque dans l’allée de mon club, ils ont bien vu une écurie et des chevaux … mais ils n’ont visiblement pas trouvé ça suffisamment « class’ » pour le neveu de l’Ambassadeur et donc ils sont repartis à la recherche d’un endroit plus sélect’ … et pourtant, c’était bien là, même s’ils ne sont toujours pas très sur …

J’appelle donc le chauffeur de Tali pour savoir où ils en sont et je leur propose de les retrouver en route pour les conduire exactement au bon endroit. Au point de rendez-vous indiqué, une station essence plus facile à repérer que la petite allée qui mène au club, je récupère donc mon « convoi », la BMW de Tali, suivie comme son ombre (et comme son nom l’indique) de la suiveuse, une autre BMW, tous gyrophares allumés et nous voilà déjà arrivé à destination, où se trouve encore naturellement l’équipe « d’advance » chargée de vérifiée les lieux (avec une troisième BMW). Le temps de garer ma Clio au milieu de ce rassemblement de grosses voitures que les différentes équipes et chauffeurs se retrouvent au milieu, en tout 7 ou 8 types en costumes avec oreillettes et autres équipements plus ou moins discrets, de quoi inquiéter fortement Pieter, mon moniteur, que j’avais pourtant commencé de prévenir la semaine précédente et qui s’est demandé pendant un moment qu’est ce qui avait bien pu lui valoir cette descente de police pour le moins impressionnante …

Un peu de l’effervescence (humaine) étant retombée pendant que j’équipais ma petite jument, je m’aventure sur la carrière. Le stress est palpable chez elle qui a déjà peur de son ombre (et des poules !) et donc la séance est un peu chaotique, entre la Haute Ecole et le rodéo. Beaucoup moins inquiet qu’Oriane, le gros chat de la maison adopte le plus grand des gardes du corps au point de ne plus vouloir le lâcher, jusqu’à ce que Tali décide de rentrer, emmenant avec elle son cortège de bodygards et de BMW et nous laissant à notre travail préparatoire à une future (première !) séance d’obstacle.

samedi 26 avril 2008

Vis ma vie … de body-garde VIP

Samedi 26 Avril 2008

9h30 : J’arrive à la caserne et je regarde le tableau de service. Mon binôme aujourd’hui, c’est Shorty, une petite mignonne (et oui, il y a aussi des femmes dans notre groupe … d’ailleurs, il va falloir que je pense à lui demander si elle est mariée …). Un coup d’œil sur le programme transmis par le ministère des affaires étrangères « shopping/tourisme » … et en plus, il a l’air de faire beau. Tenue décontractée, j’enfile un jean’s. La veste est obligatoire, ne serait-ce que pour cacher le colt et tout le barda …

10h35 : On arrive à la résidence. Marc, le chauffeur est déjà là. On fait un contrôle attentif de la voiture et des environs en attendant l’heure du départ.

10h55 : Je sonne à la porte, on m’ouvre, je monte à l’étage et j’attends. J’attends, j’attends. Visiblement, départ à 11 heures ne veut pas forcément dire qu’on est prêt à 11 heures alors je prends mon mal en patience.

11h15 : Ils (puisqu’il sont deux, l’ambassadeur et son neveu) sortent. Nous montons dans l’ascenceur (Lift, Twee Personen). Je prends place à l’avant, la place du mort, à coté du chauffeur destination … la plage !.. Tiens donc, on ne l’avait pas prévu celle là, en même temps, vu le beau temps, c’est compréhensible. Juste le temps de prévenir l’équipe avancée qui va sécuriser les lieux et nous voilà sur l’autoroute.

12h30 : Arrivée à Ostende, nous laissons les voitures sur la jeté et nous commençons à remonter la plage. Le soleil commence à taper fort. Evidement, avec tout l’attirail, pistolet, matraque, micro, je ne peux pas retirer ma veste, il va falloir faire avec. Il n’y a pas trop de monde et tout à l’air assez sûr, mais je garde l’œil ouvert.

13h35 : Etape dans un petit restaurant. Ils s’installent sur la terrasse. Nous prenons une table un peu plus loin avec Shorty. Nous allons pouvoir discuter un peu. Les anguilles à la crème sont délicieuses.

14h20 : L’ambassadeur se lève pour aller à la toilette (*), Shorty l’accompagne. Ca dure un peu, je les vois discuter dans le fond du restaurant. Qu’est ce qu’elles peuvent bien se dire ?

14h25 : La Villa Lorraine ! Ce soir, ils dînent à la Villa Lorraine, l’un des restaurants trois étoiles de Bruxelles. C’est une surprise pour l’anniversaire du neveu de l’Ambassadeur donc il ne faut rien dire. Tout de même il va falloir qu’on aille se changer entre temps, impossible de s’y rendre en jean’s.

14h50 : Suite de la ballade le long de la Promenade Albert I puis nous retournons aux voitures.

18h00 : Retour à la résidence où nous les déposons.

18h20 : On passe au bureau pour se changer et mettre un costume-cravate. J’ai pris un bon coup de soleil.

19h45 : Retour à la résidence. Interphone. Ascenseur. Porte. Voiture. Auto Links, Rechts OK. Arrivée à la Villa Lorraine. C’est un très joli restaurant. Nous avons un table un peu à l’écart de l’Ambassadeur mais il n’y a aucun risque ici. La carte nous fait saliver par avance et tout est payé par le bureau. Seul problème, en service, nous ne pouvons pas commander de vin. Tant pis !.. Manchons de crabe, Caneton grillé aux piments d’Espelette, salade de fruit et sorbet à l’amande. C’est un vrai délice et un ravissement pour les sens. Seule ombre au tableau, Shorty est mariée. Par contre, en ce moment, c’est moi qui suis au resto avec elle et aucune chance pour qu’il ait les moyens de l’inviter lui-même.

23h00 : Retour final à la résidence. Bonne nuit. On repasse au bureau le temps de rédiger un court rapport pour la responsable. Plage, soleil, anguille à la crème, promenade, 3 étoiles … Il y a pire comme journée !

KA

(*) savez-vous pourquoi en France on dit « les toilettes » ? Parce qu’il faut en visiter plusieurs avant d’en trouver une propre … petite blague « française » !

dimanche 20 avril 2008

Seder


Qui sait ce que représente … (*)

UN ?.. Un, c’est une soirée de Seder, c'est-à-dire de début de Pessah, la Pâque juive,

DEUX ?.. Deux, c’est deux maîtres de cérémonie mais UNE Hagadah chacun,

TROIS ?.. Trois c’est trois heures passées à table,

QUATRE ?.. Quatre, c’est quatre verres de vins bus en s’appuyant sur le coté gauche,

CINQ ?.. Cinq, c’est cinq entrées différentes dont le fameux (ou pas) Gefilte Fish,

SIX ?.. Six, c’est six gamines hystériques devant les DVD de Dora l’exploratrice et de High School Musical,

SEPT ?.. Sept, c’est sept plats symboliques du Seder : les mazots (galettes sans levain), l’aile de poulet, l’œuf dur, le cœur de laitue, les feuilles de céleri, le raifort et l’eau salée.

HUIT ?.. Huit, c’est huit jours sans manger de pain levé,

NEUF ?.. Neuf, c’est neuf mazots cachées au cours du repas,

DIX ?.. Dix, c’est dix plaies d’Egypte,

ONZE ?.. Onze, c’est onze mètres de table pour accueillir TRENTE SIX convives (peu de chance que j’arrive jusqu’au 36 autrement !..)

DOUZE ?.. Douze, c’est douze tribus d’Israël,

TREIZE ?.. Treize, c’est treize gamins courants partout dans tout l’appartement,

QUATORZE ?.. Quatorze, c’est quatorze mazots retrouvées par les dits gamins surexcités pendant cette belle soirée !..

(*) sur l’air d’une chanson traditionnelle de Pessah … en hébreu et interprétée magistralement au cours de la soirée par mes cousins Jehonathan et Mikhal

Du ski au plat pays …

Comment fait-on pour skier en Belgique ? Deux possibilités ! Soit on se prépare à passer 12 heures en voiture pour rejoindre les Alpes, quelles soient françaises, suisses ou autrichiennes, soit on se débrouille autrement. On se choisit une petite colline un peu plus pentu que les autres, on construit un hangar géant à flanc de colline, on réfrigère le tout à -5°C, on fait tourner les canons à neige et on installe un remonte pente et un télésiège indoor.

Pour notre sortie de labo, nous avons opté pour la seconde solution et nous sommes dirigés vers Landgraf, juste de l’autre coté de la frontière avec les Pays-Bas, le plus grand complexe de ski indoor d’Europe pour y passer la journée.

Les sensations sont à peu près les mêmes qu’en extérieur, si ce n’est que les lunettes de soleil ne sont pas vraiment indispensables. Il y a trois pistes selon le niveau (même si on en fait rapidement le tour), un snowpark avec tout le nécessaire pour ridder, slider (et se la péter grave sur un snowboard), un café en bas des pistes pour les adeptes du ski-bar et même un bar d’altitude à mi-pente (enfin si on peut appeler ça une pente).

Enfin, tout pour passer une excellente journée au ski … au plat pays !..